Troubles musculosquelettiques

Troubles musculosquelettiques
mai 31, 2016 Yvon Robert

L’ensemble complexe que constituent les os, les articulations, les muscles, les tendons et les nerfs, appelé système musculosquelettique, peut être le foyer d’une multitude de troubles se traduisant par une variété de symptômes. Nombre de gens sont susceptibles d’être affectés par des troubles musculosquettiques, en raison de divers facteurs. La présente section détaille les troubles fréquents. Vous apprendrez notamment comment les reconnaître, comment les prévenir et comment les traiter.

Les cervicalgies : coups durs pour le cou

Dans une scène célèbre du film My Big Fat Greek Wedding, Maria Portokalos, la matriarche, affirme que si l’homme se vante d’être la tête du ménage, la femme est le cou et – du coup! – elle peut orienter la tête du bord qu’elle veut. Évidemment, le rôle l’homme et de la femme au sein de la famille peut donner lieu à de vifs débats. En revanche, il y a une chose indéniable illustrée dans cette scène humoristique : le rôle essentiel du cou, qui doit effectuer nombre de rotations, de flexions et de torsions pour nous permettre de regarder par-dessus notre épaule, d’opiner du bonnet, d’avoir tantôt la mine basse et tantôt l’allure altière, mais surtout, de toujours garder la tête haute, peu importe son poids. Pas étonnant, donc, que le cou soit le foyer de nombreuses douleurs. En effet, après le dos, la nuque est la deuxième région ciblée par les patients qui se plaignent de troubles muscolosquettiques. Mais d’où proviennent ces douleurs qui ont tendance à irradier?

Des douleurs aux origines multiples et variées

Les douleurs au cou, souvent désignées par le terme cervicalgies, peuvent être attribuables à différentes affections. On en distingue deux principaux types, soit les douleurs aigues et les douleurs chroniques.

On parle de douleurs aigues lorsque le mal est d’apparition récente, peu importe son intensité. Les causes les plus courantes de douleurs aigues incluent :

  • les tensions et les raideurs musculaires dans les épaules et dans la nuque, qui sont le résultat de contractions musculaires provoquées par le maintien prolongé d’une mauvaise posture, par des gestes répétitifs ou par l’utilisation d’un oreiller qui ne soutient pas suffisamment la tête;
  • le torticolis, conséquence d’un spasme musculaire involontaire qui se produit sur le côté ou à l’arrière du cou, coinçant la tête dans une position et limitant grandement les mouvements;
  • l’entorse cervicale – mieux connue sous le terme anglais whiplash (littéralement «coup de fouet») – qui survient en général lors d’une collision en voiture où, sous la force de l’impact, la tête est projetée vers l’avant, puis vers l’arrière. Les sports de contact peuvent également provoquer une entorse cervicale.

Lorsque la douleur dure depuis plusieurs semaines, voire des mois, on parle alors de douleurs chroniques au cou. Les causes de ces douleurs sont souvent des maladies dégénératives ou inflammatoires, notamment :

  • l’arthrose des vertèbres du cou, qui provoque la formation de petites bosses sur les vertèbres, susceptibles d’entraver la transmission des influx nerveux et de donner naissance à une variété de troubles: céphalées, vertiges lorsqu’on bouge la tête, bourdonnements d’oreilles et problèmes mineurs de vision;
  • la polyarthrite rhumatoïde, qui entraine l’inflammation de plusieurs articulations, dont celles du cou. Il en résulte une enflure et une limitation des mouvements. Dans les cas plus sévère, on assiste à la dégénérescence des articulations.

Les plaintes les plus fréquentes associées aux cervicalgies

En général, les personnes atteintes de cervicalgies présentent un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • une douleur et une raideur au niveau du cou;
  • des mouvements limités, parfois d’un côté du cou plus que de l’autre;
  • des douleurs au haut de la nuque, au haut du dos, aux épaules et aux bras;
  • des vertiges et des maux de tête;
  • des fourmillements ou une faiblesse dans un bras ou dans une main, résultat de la compression ou de l’inflammation de la racine d’un nerf.

Notez que les symptômes varient en fonction de la zone atteinte, qui peut inclure les vertèbres, les tendons, les ligaments, les muscles ou les nerfs. La plupart du temps, les cervicalgies se dissipent en l’espace de quelques jours ou semaines. Si la douleur perdure au-delà de douze semaines, il y a de fortes chances que l’origine en soit l’arthrose ou une autre maladie chronique.

Les personnes à risque et les facteurs de risque

En raison de leurs origines et de leurs natures variées, les cervicalgies peuvent affecter un grand nombre d’individus. Cependant, elles touchent plus fréquemment:

  • les femmes;
  • les sportifs qui pratiquent des sports de contact comme le football, le hockey ou la boxe, ainsi que les joueurs de soccer qui renvoient le ballon avec leur tête;
  • certains types de travailleurs qui doivent maintenir leur tête dans la même position pendant une longue période, notamment les peintres, les tireurs de joints ainsi que les personnes qui travaillent au microscope et évidemment, à l’ordinateur;
  • les personnes qui ont subi plusieurs petits incidents au cou.

Les autres facteurs de risque incluent:

  • l’obésité;
  • le tabagisme;
  • un degré élevé d’insatisfaction ou de stress au travail;
  • la pratique intense de certaines activités physiques dans des postures inadéquates;
  • une malformation ou une déformation de la colonne vertébrale (scoliose, lordose);
  • l’utilisation d’un oreiller trop plat, trop épais ou qui ne soutient pas convenablement la tête.

Comment retrouver une tête fière comme un coq et mobile comme une girouette?

Reposez votre cou durant quelques jours en évitant les mouvements de grande amplitude ou de rotation de la tête. Toutefois, il peut être bénéfique d’effectuer quelques étirements légers, des flexions, par exemple.

Appliquez de la glace sur la région douloureuse trois ou quatre fois par jour, pendant une dizaine de minute, pour réduire l’inflammation. Si vous utilisez une compresse de gel, assurez-vous qu’elle demeure bien froide.

Si la douleur est vive, vous pouvez la soulager avec des médicaments analgésiques ou anti-inflammatoires. Les relaxants musculaires peuvent aussi aider à réduire la raideur et les spasmes, mais comme ils provoquent de la somnolence, il est préférable de les prendre au coucher.

Des traitements de physiothérapie sont recommandés pour soulager plus rapidement les symptômes. Ces traitements peuvent inclure un programme d’exercices, des massages, de la neurostimulation électrique transcutanée et d’autres types d’électrothérapie.

Enfin, intégrez la marche à votre programme de physiothérapie et à vos exercices d’étirements. Il semble que cette combinaison soit favorable au soulagement de la douleur au cou.

Quand avoir recours aux colliers cervicaux?

Les colliers cervicaux peuvent contribuer à soulager la douleur associée aux cervicalgies dans la plupart des cas, en autant qu’on choisisse le bon type de collier. Il existe en effet deux types de colliers cervicaux plus ou moins rigides. Le choix dépend de la cause de la cervicalgie.

Le collier souple, qui offre un soutien léger sans immobiliser l’articulation, peut être recommandé dans la plupart des cas, mais plus particulièrement pour soulager les douleurs musculaires et le torticolis, puisqu’il procure plus de chaleur.

Le collier ferme est quant à lui prescrit dans des cas plus spécifiques, par exemple, un traumatisme cervical suite à un accident de voiture ou une inflammation sévère.

Dans tous les cas, on ne porte jamais le collier cervical la nuit, à moins que le médecin l’ait prescrit. Il faut également observer des pauses de plusieurs heures sans collier afin de laisser l’articulation retrouver son autonomie.

Sources
http://www.rhumatopratique.com/public/region/rachis/cervical.html

http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1207_cervicalgie.htm

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=troubles_musculosquelettiques_cou_pm

http://www.pipelette.com/sante/mal-de-dos/comment-soigner-la-cervicalgie.html
http://www.informationhospitaliere.com/actualite-11106-etude-7-ans-portant-cervicalgies-met-evidence-meilleurs-soins.html

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